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En colère et déterminée

En colère

2ème confinement – octobre 2020

La colère c’est une émotion pleine d’énergie. Comme les autres émotions, elle délivre une information : que mes valeurs sont piétinées, que mes limites sont franchies.

Si je n’écoute pas cette info, je la refoule et ça va aller me faire du mal quelque part dans mon corps, quelque part dans mes relations. Émotion écoutée, information reçue.

Je suis en colère pour de multiples raisons, mais elles ont un point commun :

  • Un discours “officiel” liberticide, culpabilisant, moralisateur, intellectuellement malhonnête et truffé d’injonctions paradoxales.
  • Cette colère gronde depuis mars…
  • Et j’ai commencé par regarder ce qu’elle touche en moi. Parce qu’avant d’aller déverser ça à l’extérieur de façon violente et désordonnée, j’avais besoin de regarder ce que ça me raconte de moi, cette réaction, 
  • et une fois informée, je peux passer à l’action juste, créative, constructive, nourrie de l’énergie de cette colère.
  • Or ce qui est touché en moi le plus fort, c’est une valeur, et un besoin.

Le besoin : l’appartenance

L’appartenance, c’est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain, réduit en peau de chagrin dans cette société qui brise les liens les uns après les autres (mais non, il y a les réseaux LOL), et carrément assassiné en ces périodes de confinement.

Je rappelle, juste pour remettre les choses dans leur contexte, qu’un enfant privé de contact meurt.

C’est un besoin vital. POINT.

La valeur : l’honnêteté intellectuelle

L’honnêteté intellectuelle, c’est d’aller regarder la cause profonde d’un problème plutôt que de s’acharner aveuglément à en maquiller les multiples symptômes.

En gros, c’est typiquement mettre des boule-quiès pour dormir plutôt que d’éteindre la chaine hifi qui hurle.

Je ne me soumettrai jamais à quiconque me demande de mettre des boule-quiès plutôt que de baisser le son.

Ce que j’entends ?

Des injonctions paradoxales

C’est LE truc qui rend fou, qui pétrifie, et qui a la longue engendre des troubles mentaux. (va voir wikipédia ?)

La plus visible, c’est “serrons-nous les coudes, soyons solidaires, ensemble nous y arriverons”, MAIS interdit de se réunir, de se rapprocher, de se parler, de se toucher car nous sommes des dangers les uns pour les autres, nous devons “nous protéger les uns des autres”.

Donc une solidarité “mentale”, abstraite, sans contact, sans lien.

C’est où, ce “ensemble” ? Quand ? Comment ?

Nous sommes même invités (par notre président !) à porter un masque chez nous !

Ce qui rajoute une sacrée couche sur notre tendance à être des cerveaux sur pattes : tout en pensées, raisonnements, croyances. Sans corps, sans ressentis, sans pulsions, sans besoins.

Une vision périmée et suicidaire

De là apparaît le rêve ultime du capitalisme néo-libéral : une nation d’unités de travail, sans contact les uns avec les autres, uniquement préoccupées de leur sécurité, laquelle est généreusement prise en charge par l’Etat.

Des unités de travail qui, une fois leur travail accompli, deviennent des unités de consommation de masse, bien mieux dirigées vers l’agro-alimentaire et les plateformes d’achat en ligne.

Ce que j’entends ? Diviser pour mieux régner.

Ce que j’entends ? J’entends toujours et encore le même non-dit :

L’énergie commune, la vision commune, l’objectif commun, c’est TOUJOURS PLUS !
C’est la croissance, les profits, l’intérêt.

Or notre économie REPOSE sur la croissance infinie.

Sur un système monétaire basé sur la dette, qui crée de la monnaie de dette, et donc qui génère la nécessité de régler les intérêts de cette dette.
Je ne compte plus le nombre de personnes qui sont venues vers moi avec pour seul objectif de pouvoir dormir sereinement, tant les problèmes d’argent génèrent d’angoisses.
Et qui se remettent à rêver quand elles reprennent le pouvoir sur leur porte-monnaie. Oui, qui se remettent à avoir des projets, des rêves.

Des éléments de langage

Ce discours officiel distille aussi des infos subliminales savoureuses : cette fois, le confinement est beaucoup plus “responsable” (entends bien ceci !) car il permet à l’économie de maintenir l’essentiel du travail.

Et l’essentiel du travail, c’est ?

Les “vrais” travailleurs, pardi ! Pas les indépendants, pas les artistes, les artisans, les petits commerçants de l’inutile, les libraires, les fleuristes, les cafés, … (ceux là sont trop… indépendants justement, possiblement subversifs ?)

Non, les vrais, les salariés d’Amazon, les ouvriers des usines, les grandes entreprises.

Et puis les profs, bien sûr, pour “occuper” les enfants (tu l’as entendu, ce beau lapsus mercredi soir ?) pendant que les parents pointent.

L’économie triomphante en guise de morale, de guide, de contrainte, de lumière au bout du chemin.

MAIS PUTAIN, l’économie c’est un outil !

Au service de quoi, s’il te plait ? Au service de l’humain. Pas le contraire !

Tu as entendu UNE référence, dans les priorités de ce président, mercredi soir (28/10/2020) en fin d’allocution, UNE SEULE référence aux enjeux écologiques ?

Non. Ne cherche pas, il n’y en avait pas.

Et pourtant, il y a un vrai consensus scientifique* sur le lien entre ces “pandémies” qui vont se succéder et notre usage irresponsable du monde,

et notre aveuglement halluciné devant cette évidence : il n’y a pas de croissance infinie dans un monde limité.

C’est vraiment niveau CM2 ça, mais comme le discours officiel répète à l’infini le contraire, bah on y croit. (formatés en mode cerveaux sur pattes !)

Le système monétaire aussi, c’est un outil, au service de l’humain et inventé par lui (haha !)

Un outil, quand il ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été créé, on le change : or on en parle de ces outils obsolètes, qui sont devenus des virus, des pandémies, et, pire encore, des broyeurs de rêves ?

Oui, des broyeurs de rêves.

Vidéos pour changer sa relation à l'argent - Fabienne Dupuij coach financier

Déterminée

  • Depuis quelques semaines, je me sens tiraillée par l’envie d’écrire tout ça.
  • Et puis j’hésite, parce que je mesure si bien à quel point NOUS NE SAVONS PAS réfléchir en-dehors de ce sytème.
  • Ça fait direct des noeuds au cerveau.
  • Et pourtant après ces premiers noeuds au cerveau,
  • les solutions apparaissent comme par magie.

C’est notre système de pensée qui est obsolète.

  • Notre grille de lecture.
  • On ne peut pas résoudre un problème avec la grille de lecture qui l’a engendré (je ne me souviens pas de la citation exacte, attribuée à Einstein de mémoire).
  • C’est un paradigme
  • Un paradigme qui fait chaque jour preuve de son incompatibilité avec le réel. La réalité. Celle pour laquelle les cerveaux sur pattes ne sont pas outillés, tout occupés qu’ils sont par leurs croyances.

Alors je suis déterminée à ouvrir les portes sur les autres possibles.

Et quand je parle d’ouvrir les portes, c’est pas pour te parler de MES solutions, c’est pour t’accompagner vers les tiennes, d’abord, puis vers celles que tu sens comme justes pour toi et pour nous tous.

C’est pour SORTIR de cette grille de lecture qui bouche l’avenir collectif.

Je l’ai déjà dit dans d’autres publications : j’ai cessé de me contenter du coaching financier, parce qu’à lui seul il ne donne des solutions qu’aux symptômes. Je propose une transformation de ta relation à l’argent, par honnêteté intellectuelle : pour transformer le problème à la racine.

3000 ans de système monétaire basé sur la dette, le profit, l’intérêt, ça donne les résultat qu’on observe aujourd’hui : avidité, peur de manquer, compétition, individualisme, défiance, vision à court terme et symptomatique plutôt que long terme et holistique.

C’est valable individuellement ET collectivement.

Car les solutions, elles existent, partout.

  • Elles sont à l’oeuvre, partout.
  • Elles construisent en silence, juste à côté de toi.
  • Y compris en économie, en comptabilité, en finances : les solutions existent. Elles n’ont pas de relais médiatique : qui s’en étonne ?

Parce qu’elles demandent pour être comprises de sortir de ce système de pensée. Et c’est inconfortable de changer de système de pensée.

  • (quand tu vois déjà comment tu es réticent.e quand tu changes d’interface sur une application…)
  • Une fois transformé ce système de pensée, il y a de la place pour toi, pour tes projets,
  • il y a de la place pour nous et pour ce que nous avons en commun,
  • Oui, les communs.
Je mets mon énergie à la transformation de la pensée qui a remplacé nos rêves par l’argent, transformé nos outils en morale, et le profit en dieu.

Je suis dé-ter-mi-née

A contribuer : parler, écrire, coacher, proposer des espaces d’élaboration d’une autre pensée, construire un écosystème résilient. Je te tiens au courant !

*Un article de ce matin : Les pandémies vont devenir de plus en plus fréquentes et meurtrières expliquent les experts de l’ONU La note en bas de page est intéressante : prévenir les pandémies serait 100 fois moins coûteux que guérir…

Mise à jour : un article sur “Le Monde” le 2/11/2020

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